Category: Bons films

Esther (orphan) – 2009

Esther (Orphan) De Jaume Collet-Serra, avec Isabelle Fuhrman, Vera Farmiga, Peter Sarsgaard

Le pitch : Kate et John Coleman ont perdu une fille après une fausse couche. Optant pour l’adoption, ils rencontrent dans un foyer Esther, dont le charisme et la personnalité va les charmer. Mais plusieurs évènements bizarres vont se produire…

L’avis : Esther est un personnage plutôt remarquable. Contrairement à la plupart des films du genre elle ne se contente pas d’être une jeune fille torturée, elle fait aussi preuve de génie et de machiavélisme. La joie laisse peu à peu la place à  l’inquiétude, puis à la paranoïa et enfin à la peur. Le personnage est complexe et le mobile est loin d’être banal ce qui implique un twist final des plus impressionnant et imprévisible.

Esther joue avec les gens, avec leurs sentiments et leur psychologie pour arriver à ses fins. Bien que l’histoire laisse croire que le dessin d’Esther est simple on découvre petit à petit qu’il se révèle en réalité bien plus compliqué.

Le réalisateur utilise les artifices habituels du genre pour nous détourner du vrai déroulement et nous surprendre de plus belle en faisant monter la tension tout au long du film.

Esther (Orphan)

De Ron Howard, avec Tom Hanks, Ewan Mc Gregor, Ayelet Zurer (c’est une femme…)

Le pitch : Le Pape vient de mourir, et Robert Langdon reprend du service : le Vatican l’appelle à l’aide car 4 cardinaux parmis les plus côtés viennent de se faire enlever.

L’avis : Da Vinci Code n’était pas vraiment mauvais, il n’étais pas non plus bon. Anges et démons, surpasse son ainé, en imposant une enquête très linéaire mais à un rythme effréné dans un décors majestueux : Rome. Courant de cathédrales en palais, la caméra de Ron Howard et la musique d’Hans Zimmer, font un petit miracle et  assurent un excellent thriller de divertissement.

De Eric Rohmer, avec Fabrice Luchini, Arielle Dombasles, André Dussolier, et d’autres

Le pitch : Perceval, éduqué dans l’ignorance, découvre malgré tout la vie des Chevaliers. Il rejoint Arthur et part en quète du Graal

L’avis : L’oeuvre de Chrétien de Troyes revisitée en vers octosyllabes. Voir un film récité en vers n’est pas de tout repos, il faudra s’accrocher malgré les petites baisses de rythmes et une fin un peu étrangement traitée. Heureusement, l’accompagnement musical est des plus agréable, même si les chants font un peu amateur par moments !

Côté visuel, je l’ai trouvé enchanteur, avec ses décors carton-pâte simplistes mais aux couleurs chatoyantes. L’idée est bonne d’autant plus qu’on regarde davantage le personnage que les frises sur le mur…résultat Perceval ressemble plus à une pièce de théatre qu’à un film. Heureusement que les acteurs principaux font des merveilles, même si d’autres ont du mal à déclamer leur texte sans avoir l’air rigides/absents.

Walkyrie (2009)

De Bryan Singer, avec Tom Cruise et aussi Tom Cruise

Le pitch : Blessé de guerre, le colonel Staufeneberg veut mettre un terme au conflit en se joignant au complot contre Hitler.

L’avis : Bryan Singer a le mérite dans ce film, de maintenir une tension, une inquiétude quand au complot qui dure jusqu’à la fin alors que nous connaissons tous la fin de l’histoire. Histoire plus ou moins adaptée pour le film bien sûr, mais rien de grave. Et c’est la force de ce film, d’être crédible, efficace, dynamique. Tout n’y est pas parfait mais vous pouvez foncer dessus

inglorious basterdsDe Quentin Tarantino, avec Brad Pitt, Christoph Waltz, Diane Kruger, Mélanie Laurent

Le pitch : 2nde guerre mondiale. Une escouade de choc est envoyée derrière les lignes allemandes pour y tuer un maximum de nazis.

L’avis :

Extrait :

- Il nous faut trois personnes pour parler Italien. Moi je je suis celui qui le parles le mieux. Ensuite il y a Danny, il fera le cameraman. Et omar c’est le 3ème meilleur, il fera l’assistant de danny !
- mais je cause pas italien !
- ouais c’est ce que je dis, t’es le troisième meilleur ! Il suffit que tu fermes ta gueule. Je serai toi je commencerai tout de suite.

C’est avec ce genre de dialogues, si propres à Tarantino, que ce film se savoure. Et quand chaque personnage est travaillé comme jamais, ça nous donne ce « magnifique » capitaine SS, une Diane Kruger plus vraie qu’actrice. Brad Pitt force un peu son numéro de cirque mais ça reste mangeable, tandis que Mélanie Laurent reste…Mélanie Laurent, et passe à côté de son métier d’actrice. C’est aussi dans les seconds rôles qu’il faut chercher les beaux rôles où il n’y a rien à reprocher au jeu des acteurs ; Tarantino s’est même amusé à « soigner » les personnages d’Hitler et de Goebbels par des mimiques récurrentes.

Le scénario qui semble basique est sauvé par le dynamisme narratif (ça fait pompeux comme phrase hmm ?). Et contrairement à n’importe quel Blockbuster, il n’y a aucune pitié pour les héros, ceux qui doivent mourir vont… mourir, et puis c’est tout ! C’est donc un film à mi-chemin entre le grandiloquent de Pulp Fiction et la boucherie gratuite de Kill Bill.

A tous points de vue un film pop-corn excellent. Attention à ne pas mélanger réalité et cinéma parce qu’il mêle allègrement violence, humour et discussions philosophique. De là à envisager la violence avec humour il n’y a qu’un pas qu’on ne franchira pas !

- Sergent Hugo Stiglitz ? Lieutenant Aldo Raine. Eux c’est les bâtards. On voulait vous dire qu’on est tous très fan de votre boulot. Comme liquidateur de nazis.
- rhhhha (un nazi agonise)
- PAMM (plus de nazi qui agonise)
- je trouve que vous avez beaucoup de talents. Je me flatte d’avoir beaucoup de flair pour ce genre de talents.

24ridi.xlDe Ridley Scott, avec Orlando Bloom, Eva Green, Jeremy Irons, Liam Neeson

Le pitch : Ballian a perdu sa femme. Quand son père revenu de croisade lui propose d’y retourner avec lui, ça tombe bien : il a des ennuis car il vient de tuer le méchant prêtre qui a coupé la tête de sa femme.

L’avis : Puissant et visuellement éblouissant.Réalisation aboutie (sûrement plus que dans gladiator), le film dure mais est mené à un train d’enfer ; chaque scène nous surprend car le scénario devance toujours le spectateur, c’est assez étrange et plaisant quand on voit tous ces films lents ou on passe temps à tout anticiper, plutôt qu’à simplement regarder.

L’histoire est pourtant assez simple, les personnages assez manichéens, mais ce n’est pas grave. Ce film s’en fiche éperdument, à l’image de son héros, éternel taciturne, qui ne pense qu’à sa rédemption en Jérusalem (et tant mieux si Orlando Bloom arrête de jouer les minettes). D’ailleurs, ils s’apargnent même des dialogues inutilement longs. Imparfait mais brut.

kingdom_of_heaven

Yes Man (2009)

yesman05De Peyton Reed, avec Jim Carrey et une fille très mignonne (Zooey Deschanel, un nom français en plus !)

Le pitch : Karl se ferme à tout depuis son divorce. Un ami l’initie au YES ! Une philosophie qui accepte tout…vraiment tout !

L’avis : Yes man dégage une formidable énergie. Cela faisait longtemps qu’un tel film « grand public » ne me faisait un tel impact. D’habitude cela est impossible car ils sont prévisibles et sans originalité, superficiels/factices. Pour comparaison, Yes man est du même niveau que The Truman Show, mais dans un autre registre : Joie de vivre incroyable, un humour béton, des scènes vraiment cocasses et un scénario inventif. Même si Jim Carrey fait son numéro habituel, il fait vivre ce film à lui seul pour notre plus grand plaisir.

Le_maitre_ChinoisDe Yeun Woo-Ping, avec Jachie Chan

Le pitch : un jeune pratiquant des arts martiaux un peu trop désinvoltes est contraint de s’entraîner à la dure quand des combattants plus forts lui mettent une raclée…

L’avis : les pitreries de Jackie Chan, des chorégraphies qui se renouvellent bien, des acrobaties (à la limite de la voltige), et l’art du combat bourré : tout un spectacle, à apprécier bien sûr, un soir de détente.

Butch Cassidy & le Kid

Butch_Cassidy_et_le_kid_photoDe George Roy Hill, avec Paul Newman et Robert Redford

Le pitch : deux excellents braqueurs de banque, finissent par provoquer le couroux local et c’est le début d’une longue poursuite…

L’avis : deux acteurs dans leur rôles. Un style ni moderne ni ancien : universel. Beaucoup d’humour, de dérision, pour un film finalement délicieux. Une perte de rythme a bout d’un moment, mais rien de méchant

Heroes

heroes_105Le pitch : des gens découvrent qu’ils disposent chacun de pouvoirs particuliers. Ils l’utilisent tous diféremment mais il semble que leur destin soit à tous liés et plus ou moins écrit selon une destinée.

Attention : cette critique est moins objective que d’autre ; fan de bd, de supers-héros, de JV…cette série hérite de ces univers

L’avis : Heroes c’est avant tout un renouveau du comics jouissif (faisant la part belle aux pouvoirs ! Yeahaahh), jusque là incarné par des X-men. Satisfaisants mais trop basiques… finit les collants, il faut être un héros au jour le jour.

Heroes est une série qui se renouvelle sans cesse, forcément avec tous ces personnages, qu’on nous fait aduler, soupçonner, puis détester. Le scénario ficelé par les auteurs est très bien conçu, peut être trop : on s’attend à chaque instant à un retournement. Sylar, ami, ennemi ? Bennet, ami, ennemi ? Les Pettrelli, ami, ennemis ? Il en va de même pour quasiment tous les personnages de la série. Mais c’est aussi parce que chacun à sa manière, cherche à changer le monde (make a difference, sic).

L’utilisation des pouvoirs est parfaite, les personnages principaux sont assez creusés (Sylar et Peter quand même, c’est du fantasme pur !) et on a sa dose de rebondissements. Que demander de plus ? Que ça ne s’arrête pas ?