Category: Films controversés

De Ron Howard, avec Tom Hanks, Ewan Mc Gregor, Ayelet Zurer (c’est une femme…)

Le pitch : Le Pape vient de mourir, et Robert Langdon reprend du service : le Vatican l’appelle à l’aide car 4 cardinaux parmis les plus côtés viennent de se faire enlever.

L’avis : Da Vinci Code n’était pas vraiment mauvais, il n’étais pas non plus bon. Anges et démons, surpasse son ainé, en imposant une enquête très linéaire mais à un rythme effréné dans un décors majestueux : Rome. Courant de cathédrales en palais, la caméra de Ron Howard et la musique d’Hans Zimmer, font un petit miracle et  assurent un excellent thriller de divertissement.

inglorious basterdsDe Quentin Tarantino, avec Brad Pitt, Christoph Waltz, Diane Kruger, Mélanie Laurent

Le pitch : 2nde guerre mondiale. Une escouade de choc est envoyée derrière les lignes allemandes pour y tuer un maximum de nazis.

L’avis :

Extrait :

- Il nous faut trois personnes pour parler Italien. Moi je je suis celui qui le parles le mieux. Ensuite il y a Danny, il fera le cameraman. Et omar c’est le 3ème meilleur, il fera l’assistant de danny !
- mais je cause pas italien !
- ouais c’est ce que je dis, t’es le troisième meilleur ! Il suffit que tu fermes ta gueule. Je serai toi je commencerai tout de suite.

C’est avec ce genre de dialogues, si propres à Tarantino, que ce film se savoure. Et quand chaque personnage est travaillé comme jamais, ça nous donne ce « magnifique » capitaine SS, une Diane Kruger plus vraie qu’actrice. Brad Pitt force un peu son numéro de cirque mais ça reste mangeable, tandis que Mélanie Laurent reste…Mélanie Laurent, et passe à côté de son métier d’actrice. C’est aussi dans les seconds rôles qu’il faut chercher les beaux rôles où il n’y a rien à reprocher au jeu des acteurs ; Tarantino s’est même amusé à « soigner » les personnages d’Hitler et de Goebbels par des mimiques récurrentes.

Le scénario qui semble basique est sauvé par le dynamisme narratif (ça fait pompeux comme phrase hmm ?). Et contrairement à n’importe quel Blockbuster, il n’y a aucune pitié pour les héros, ceux qui doivent mourir vont… mourir, et puis c’est tout ! C’est donc un film à mi-chemin entre le grandiloquent de Pulp Fiction et la boucherie gratuite de Kill Bill.

A tous points de vue un film pop-corn excellent. Attention à ne pas mélanger réalité et cinéma parce qu’il mêle allègrement violence, humour et discussions philosophique. De là à envisager la violence avec humour il n’y a qu’un pas qu’on ne franchira pas !

- Sergent Hugo Stiglitz ? Lieutenant Aldo Raine. Eux c’est les bâtards. On voulait vous dire qu’on est tous très fan de votre boulot. Comme liquidateur de nazis.
- rhhhha (un nazi agonise)
- PAMM (plus de nazi qui agonise)
- je trouve que vous avez beaucoup de talents. Je me flatte d’avoir beaucoup de flair pour ce genre de talents.

24ridi.xlDe Ridley Scott, avec Orlando Bloom, Eva Green, Jeremy Irons, Liam Neeson

Le pitch : Ballian a perdu sa femme. Quand son père revenu de croisade lui propose d’y retourner avec lui, ça tombe bien : il a des ennuis car il vient de tuer le méchant prêtre qui a coupé la tête de sa femme.

L’avis : Puissant et visuellement éblouissant.Réalisation aboutie (sûrement plus que dans gladiator), le film dure mais est mené à un train d’enfer ; chaque scène nous surprend car le scénario devance toujours le spectateur, c’est assez étrange et plaisant quand on voit tous ces films lents ou on passe temps à tout anticiper, plutôt qu’à simplement regarder.

L’histoire est pourtant assez simple, les personnages assez manichéens, mais ce n’est pas grave. Ce film s’en fiche éperdument, à l’image de son héros, éternel taciturne, qui ne pense qu’à sa rédemption en Jérusalem (et tant mieux si Orlando Bloom arrête de jouer les minettes). D’ailleurs, ils s’apargnent même des dialogues inutilement longs. Imparfait mais brut.

kingdom_of_heaven

la_neuvieme_porteDe Roman Polanski, avec Johnny Depp, Emmanuelle Seignier, Franck Langella

Le pitch : Dean Corso est spécialisé dans l’achat et la vente de livres extrêmement rares. Quand on lui demande de retrouver les deux seuls autres exemplaires du Livre des Neuf Portes, permettant d’invoquer le Diable, c’est là que les choses s’emmeèlent…

L’avis : un film qui ne peut pas laisser indifférent. Le style de Polanski derrière la caméra est sobre, ce qui a pour effet soit d’ennuyer soit de révéler le jeu des acteurs, comme c’est le cas ici. L’ambiance crée est tout simplement excellente, par les décors (d’anciennes demeures, des parcs, de vieilles librairies), les dialogues, et l’univers occulte. Celui-ci est traité de manière sérieuse (même si Polanski s’en défend). Le scénario est totalement prenant, comme Corso, nous sommes obligés d’avancer, nous désirons savoir ce qu’il adviendra. Et puis, la musique, assez fabuleuse.

Spiderman : j’ai jamais vu un film de super héros aussi mauvais (mais ça c’est parce que j’ai pas encore vu Hulk). Sympathique mais scénaristiquement navrant, répétitif, usant à ras-bord du PAF PAF BOUM BOUM OH JE PERD MAIS EN FAIT J’ARRIVE A GAGNER (tout en étant en collants rouges et bleus). Et vas-y que je  fais couler du rimmel :p

Batman : tombé en désuétude  suite aux épisode 3 et 4 (merci Joel Schumacher, un « artiste » multi-récidiviste), récemment retombé en grâce avec batman Begins et surtout The Dark Knight, qui a su attirer à lui les éloges et les regards, au risque d’éclipser les deux premier épisodes signés Burton, qui sont des monuments du cinéma qui dépassent allègrement le simple cadre du comics.

Hulk : ça a l’air rigolo quand il est 4 heure du mat et qu’on a du mal à réfléchir

Superman : c’est gentil tout plein. Mais pour les enfants seulement (aucune profondeur, rien à creuser)

Transformers : une bonne première partie, avec pas mal d’humour. Mais des scènes d’action filmées en zoom x 100 (comme ça on n’a aucune vue d’ensemble et on se demande à quoi servent ces millions investis dans les effets spéciaux), le ridicule assigné des transformers (« JE SUIS OPTIMUS PRIMEE ET J’AI UNE GROSSE VOIX »), les gags US, et du n’importe quoi qui donne un peu l’impression de boucher les trous.

Blade : un début tonitruant, la suite retombe un peu. Un film d’action dark, qui fit la surprise et teinté de bons moments.

Daredevil : j’espère que pas trop de monde l’a vu

Les 4 fantastiques :

Judge Dredd : un monument de ce qu’il faut faire dans le film d’action. Répliques cultes, décors et musique fantastique, univers cohérent, virilité assumée, seul le scénario est un peu naze : ouf !

Van Helsing : 2-3 bons passages (idem pour la musique), le reste fait série B

X-men : efficace mais simpliste et longuet : on aurait aimé que les 3 films ne soient qu’un et complet, on en a 3 un peu vides

Catwoman : miaww

Hellboy :

Spawn :

Watchmen : Un patchwork de belles scènes indépendamment les unes des autres. Mais réunies, on obtient un scénario décevant. Tout fait un peu factice à la Sin City, tout y est trop fabriqué, prévisible, les personnages trop simples malgrés leurs allures décalées, des scènes trop chorégraphies, des scènes de cul « trop »…à vouloir trop en faire…

Je vais parler un petit peu de ces deux films, l’un étant considéré classiquement comme culte par les cinéphiles, et l’autre étant renié par la communauté.

Le pitch : Jonathan est un joueur de rollerball, un sport extrême où s’affrontent deux équipes dans une arène.  Mais le jeu est contrôlé dans son ensemble par les corporations, dans l’intéret économique et de maintenir abrutis la population.

rollerball_ver2Le premier Rollerball, c’est l’histoire de la lutte contre le système, un clone du roman 1984, doté d’un fort impact : de magnifiques scènes de jeu, une patte graphique intéressante, mais une image qui vieillit mal (comme le disent les américains : un peu cheesy). Le film est également très marqué par son époque : des acteurs agés : les rollerballer ont dans la quarantaine et les corporatistes (les bad guy) l’âge de vos grand parents. Pour enfoncer le clou, la film est lent, très lent. Mais les scènes inter-match ont le mérite de montrer que si ces athlètes sont des stars, ils n’ont au final rien sous contrôle, leur vie ne dépend que des décisions de quelques oligarques, pour qui le jeu et la violence sont devenus des moyens pour occuper et contrôler la population. Jonathan pour lutter contre le système, en homme d’action intelligent, va attendre le bon moment pour frapper le système en son coeur et retourner la formidable machine qu’est le Rollerball contre ses créateurs. Rollerball nous livre un magnifique final, très épuré et riche en émotions.

rollerball-posterLe Rollerbal de John McTiernan (2002) ne souffre pas des même problèmes que son prédecesseur. Au contraire, très ancré dans son temps, on pourrait presque dire que ce Rollerball est trop moderne : trop typé sports et violence extrêmes, le tout baignant dans une musique aussi déchaînée que nécessaire pour décrire un univers en ébullition.

La réalisation gagne en dynamisme (merci Mr Tiernan), mais pourtant on regrettera que les matchs aient perdus en intensité, en ne parvenant pas à filmer de manière suffisamment claire les actions, tout devient confus, même si le tout est spectaculaire.

On retrouve l’ambiance pesante et inquiète de l’original, une vraie approche esthétique, et après quelques errements (la scène de l’évasion nocturne est assez pitoyable), on retombe sur nos pattes pour un final intense. Bref, pas si mauvais pour un film annoncé comme une daube finie.

Comme sur filmaware on pense à  vous, je vous ai trouvé quelques bonnes idées DVD pour ce Noël. C’est un peu tard, mais il y a toujours de nouveaux rabais passé noel : il faut écouler les stocks, alors ne dépensez jamais tout votre budget avant le 25 :)

Voici la liste de noel (vraiment pas exhaustive ^^) :

Attention : avec les coffrets de la Fnac, ils rassemblent souvent 3 films d’un réalisateur/acteur célèbre. Mais souvent vous avez 2 films sortis du placard dans le coffret. Dans ce cas, n’achetez le coffret que si vous êtes fan de l’acteur/réalisateur

Et sur le site de la fnac, il y a de très bonnes affaires pour peu qu’on commande en ligne :

  • pulp fiction
  • ghost dog
  • les joueurs
  • apocalypto
  • la chute du faucon noir
  • les invasions barbare
  • conan le barbare
  • et oui je suis très barbare ce soir

Là encore ne prenez pas n’importe quoi parce que c’est à 5 euro !

Sinon bien sûr le mieux reste cdiscount, mais ils ont un choix plus limité du fait qu’ils achètent quelques titres en masse pour les écouler à faible prix. Et leur site est un peu pourri pour s’y retrouver entre les 15 sous-menus qui se ressemblent tous : »pas cher, moins de 5 euro, moins de 4 euro ». Et faites gaffe ils ont souvent le même film en plusieurs version (DVD normal, collector, travel book, coffret) à des tarifs complètement différents pour la même chose. Ex : le silence des agneaux à 10 euro seul, et à 10 euro dans un coffret avec 2 autres films…

Je reste un peu réservé pour cdiscount car ils se sont pas forcés pour ce noël, beaucoup moins de choix et des tarifs plus haut qu’à l’habitude. Attendez l’après-noel pour voir :)

Sur ce, bon noel ! Bons achats, et au final : bons moments cinéma.

De gaspard Noé, avec

Monica Belluci, Vincent Cassel, Albert Dupontel

Résumé (attention, spoiler) : Une jeune femme se fait violer dans un passage souterrain. Son compagnon et un ami traquent alors le violeur, pour faire justice eux-même.

Attention : film choc; Ici, pas de Bisounours. Pour apprécier ce film, il faudra en accepter sa violence.

Avis court : un film choc, qui veut être violent avec le spectateur. Il faudra accepter ce mal pour voir vraiment le film. Des acteurs magnifiques, des thèmes parfaitement développés, une image excellente, une musique dérangeante…un film dense dont vous ne ressortirez pas entier…comme une épreuve à traverser, ce film est à ware.

Avis développé : Irréversible est un film dur, marquant, dérangeant, coup de poing, extrêmement violent, déversant coups, sang, bile, haine, rage, transe dès les 1ères minutes ; suscitant l’horreur, la révulsion… la fascination, d’autant plus que l’image est soignée, esthétique, la direction d’acteurs impressionnante de justesse, ce qui accentue le malaise du spectateur voyeur.  Mais le tout est si prenant que malgré tout l’on désire ardemment voir la suite, savoir ce qui a pu créer ce chaos.

La presse bien sûr aura beaucoup insisté sur les scènes esthético-violentes, en débattant de l’intérêt d’une telle violence pour faire passer un message, ou sur le fait que Gaspard Noé soit un pervers mateur ravi de se délecter à si bon compte… Trop facile de réduire cette œuvre à ce seul aspect, ce n’est qu’une porte d’entrée, facile aussi, mais efficace, les J.T., jeux vidéo, films d’horreur et autres Saw font de même ou pire pour moins de bruit.

C’est un film inusuel pour deux raisons : il est filmé au début de manière hallucinée, la caméra bougeant sans cesse, à l’endroit comme à l’envers (au point d’en donner le tournis), et parce que toute l’histoire se fait à reculons : le film commence par sa fin, puis remonte la trame et le temps, certes ce n’est pas une grande première, mais c’est en soi un élément clef du film.

Donc, au-delà de sa force brute, qu’apporte ce film ? c’est le retour en arrière qui permet de dévider la pelote et la pensée de Gaspard Noé ; le choix du montage inversé est habile et « manipulateur »: au début, on est dégoûté par l’agression en une violence qui semble gratuite, on leur en veut, à Cassel et Dupontel ; puis, après la scène du tunnel, on « comprend, compatit et pardonne » le désespoir des 2 copains ; puis le Avant, le bonheur, le vent, la sieste, on se dit qu’ils méritaient vraiment pas ça : « le violeur peut crever ».

Profusion de thèmes de réflexion : violence subie et/ou donnée ; attitude indifférente, passive ou voyeuse des autres (du spectateur aussi) ; plaisir ambigu à mater la violence ; pas ou peu d’aide officielle, devoir alors se débrouiller seul, prendre sur soi, ne pas trop pleurnicher.

« Le temps détruit tout », phrase simpliste qui entame le film, nous dit que tel un effet boule de neige-domino, il suffit d’une pichenette pour effondrer le joli château de conte de fée du début ; que tout moment tendre peut être haché menu par n’importe quel évènement horrible. « Tout est impermanent », après le beau temps, vient la tempête (mais ça ne doit pas être le propos principal du film). D’ailleurs Noé indique clairement dans les dernières scènes que le malheur est inéluctable, comme l’annonçaient le rêve d’Alex (le tunnel rouge) et la sensation de mal de bras de Marcus.

Mais si ce n’est pas le temps qui détruit tout : ce sont les hommes. Tantôt bienveillants, bientôt méconnaissables de destruction, en proie à leur soif de vengeance. Tout commence avec le Ténia, mais même les meilleurs (Albert Dupontel) cèdent à la rage et frappent l’ennemi jusqu’à sa destruction. Et pourtant toute la seconde partie du film le montre en train de clamer sa non-bestialité, reprochant à Marcus d’être le Singe, la bête. Mais c’est lui qui tue. Autre chose : la toute première scène du film montre deux prisonniers, ils sont stupides, incapables de s’assumer et de freiner leurs ardeurs. Pourquoi cette scène ? Quel intérêt dans ce film ? C’est pourtant évident, parce qu’ils sont ce que presque n’importe quel individu peut devenir : des coupables, des gens qui ont « dérapés ».

Ce film est malin, on peut le lire de diverses façons, comme une enquête policière (le crime : pourquoi, comment) ou ethnologique (pourquoi ces comportements), à l’envers ou à l’endroit ; par exemple, si on le regardait cette fois à l’endroit, en commençant par le vrai début : tout moment tranquille porte en germe une explosion potentielle voire avérée (« méfiez vous de l’eau qui dort ») ; finalement le gentil n’est pas que gentil et peut être ou devenir lui aussi porteur de mal ; alors, s’il en bave plus tard, ce n’est que justice.

Et cette même dernière scène (celle du bonheur tranquille) peut aussi se lire comme la fin de l’histoire, donc un happy-end après tant d’épreuves… Alors, dans quel sens voir ce film ? Descente en enfer, ou retour au bonheur ? Double regard, sur une même situation, à l’image de nous mêmes, doubles, multiples, masqués, tantôt Dark Vador, tantôt Luke ? Quelle solution, que faire à la suite de l’agression subie ? zen attitude ou demolition man ? Quel est le mieux pour ne pas devenir fou ? Pour prouver son soutien ? Pour tenter de réparer ?

Et que reste t’il de l’amour ensuite, après le 2e carnage ? peut on revivre « comme avant » ?
Et s’il n’avait rien fait… tout aurait-il été été mieux pour autant ?
un film qui a mis beaucoup de gens mal à l’aise, peut-être parce qu’en cas d’attaque, on sait qu’on devrait se comporter « dignement » (c’est à dire en Gandhi, Jésus, Mère Thérésa, etc.) alors qu’on n’a qu’une envie : décapiter le méchant. Beaucoup de questions, peu de réponses ; reflet d’une société violente -multi formes, qui ne sait y répondre non plus.

Que Gaspard Noé ait raison ou pas, c’est bien la réaction du public qui prouve que ce film est un succès : susciter en nous le dégout, la réflexion, et plus simplement : une vive réaction.

Note : 8/10

La Plage (2000)

De Danny Boyle, avec Leonardi Di Caprio, Guilaume Canet et Virginie Ledoyen

Le jeune américan Richard part en thailande mais ne trouve pas son bonheur dans les circuits touristiques classiques. Un homme fou, Daffy, lui conte alors l’existence d’une île secrète où réside un village paradisiaque. Richard tente d’emmener avec lui un couple de jeunes français à la recherche de l’île et de sensations fortes.

Génial selon les uns, sans plus selon les autres. C’est LE film qui parle à cette génération, et si on se laisse aller, un charme certain opère, une fougue jeune et emballante transcende l’ensemble et nous traverse ; son énergie est réelle et communicative. Ce film est un rêve éveillé ; il percute ou ravive ce qu’on a tous voulu croire ou faire un jour.

La réalisation est impeccable, si bien qu’on l’oublie au profit de l’image (elle aussi sublime) et d’un scénario qui devient vite barré (mais intelligent). L’état d’esprit est comme ses héros : jeune, un peu foufou et plein d’énergie. Mais attention aux apparences, La Plage ne manque pas de maturité pour autant. Le choix de la bande originale souligne cet état d’esprit un peu cool, un peu planant, à la recherche du bonheur.

Le film réserve un nombre assez énorme de surprises, ne laissant pas de place au train-train ni à l’ennui. Et si les acteurs français s’en tirent bien, c’est Leonardo di Caprio qui est le roi ici, transfiguré, depuis Titanic, par un rôle en béton, entre le jeu d’acteur et la folie.

C’est aussi ça qu’on aime, les films qui prennent des risques tout en cultivant une esthétique et des idéaux…

Rise & Krill