Tag Archive: Combat

Inception (2010)

De : Christopher Nolan

Avec : Leonardo DiCaprio, Ellen Page, Cillian Murphy

Le pitch : Dom Cobb est un traqueur de rêve. Il s’insinue dans l’esprit des gens pour en dérober les secrets les mieux enfouis.

L’avis : C’est simple, Inception est une boucherie. S’il n’est pas le film absolument-parfait-philosophique-tout-ça oh oui, il claque fort les pauvres petits spectateurs terrés dans leurs fauteuils de velour rouge.

Outre des scènes aux effets spéciaux magistraux (les combats dans le couloirs, les villes fantomes, etc.), Inception se caractérise par une image très propre, associée à un style gentlemen old-school cher à Nolan. Le tout est mis en valeur, modernisé par une réalisation plus que dynamique, calée au millimètre, qui ne laisse pas le temps de souffler. Ce, pendant plus de 2h.

Le scénario retrouvant les plus purs canons de la SF moderne (détournement psychologiques et de la réalité) que sont Matrix, le récent Shutter Island et autres, retrouve les plus purs canons de la SF, est à mi-chemin entre Matrix (pour la réalité crée, à volonté) et Shutter Island* (la perte de réalité). Bien que vertigineux, le scénario ne perd pas pour autant ses spectateurs. Les mains cramponnées aux accoudoirs, leurs yeux grands ouverts tentent tant bien que mal de percer à jour le film avant l’heure.

*D’ailleurs, un mot pour DiCaprio qui réalise un beau doublé cinématographique. S’il assume correctement son rôle, ce sont plus les seconds rôles qui se taillent la part du lion (Joseph Gordon-Levitt, Tom Hardy). Le doublage français n’est pas terrible (Ken Watanabe, DiCaprio sont à oublier), heureusement cela concerne surtout les premières minutes du film.

De Eric Rohmer, avec Fabrice Luchini, Arielle Dombasles, André Dussolier, et d’autres

Le pitch : Perceval, éduqué dans l’ignorance, découvre malgré tout la vie des Chevaliers. Il rejoint Arthur et part en quète du Graal

L’avis : L’oeuvre de Chrétien de Troyes revisitée en vers octosyllabes. Voir un film récité en vers n’est pas de tout repos, il faudra s’accrocher malgré les petites baisses de rythmes et une fin un peu étrangement traitée. Heureusement, l’accompagnement musical est des plus agréable, même si les chants font un peu amateur par moments !

Côté visuel, je l’ai trouvé enchanteur, avec ses décors carton-pâte simplistes mais aux couleurs chatoyantes. L’idée est bonne d’autant plus qu’on regarde davantage le personnage que les frises sur le mur…résultat Perceval ressemble plus à une pièce de théatre qu’à un film. Heureusement que les acteurs principaux font des merveilles, même si d’autres ont du mal à déclamer leur texte sans avoir l’air rigides/absents.

24ridi.xlDe Ridley Scott, avec Orlando Bloom, Eva Green, Jeremy Irons, Liam Neeson

Le pitch : Ballian a perdu sa femme. Quand son père revenu de croisade lui propose d’y retourner avec lui, ça tombe bien : il a des ennuis car il vient de tuer le méchant prêtre qui a coupé la tête de sa femme.

L’avis : Puissant et visuellement éblouissant.Réalisation aboutie (sûrement plus que dans gladiator), le film dure mais est mené à un train d’enfer ; chaque scène nous surprend car le scénario devance toujours le spectateur, c’est assez étrange et plaisant quand on voit tous ces films lents ou on passe temps à tout anticiper, plutôt qu’à simplement regarder.

L’histoire est pourtant assez simple, les personnages assez manichéens, mais ce n’est pas grave. Ce film s’en fiche éperdument, à l’image de son héros, éternel taciturne, qui ne pense qu’à sa rédemption en Jérusalem (et tant mieux si Orlando Bloom arrête de jouer les minettes). D’ailleurs, ils s’apargnent même des dialogues inutilement longs. Imparfait mais brut.

kingdom_of_heaven

Heroes

heroes_105Le pitch : des gens découvrent qu’ils disposent chacun de pouvoirs particuliers. Ils l’utilisent tous diféremment mais il semble que leur destin soit à tous liés et plus ou moins écrit selon une destinée.

Attention : cette critique est moins objective que d’autre ; fan de bd, de supers-héros, de JV…cette série hérite de ces univers

L’avis : Heroes c’est avant tout un renouveau du comics jouissif (faisant la part belle aux pouvoirs ! Yeahaahh), jusque là incarné par des X-men. Satisfaisants mais trop basiques… finit les collants, il faut être un héros au jour le jour.

Heroes est une série qui se renouvelle sans cesse, forcément avec tous ces personnages, qu’on nous fait aduler, soupçonner, puis détester. Le scénario ficelé par les auteurs est très bien conçu, peut être trop : on s’attend à chaque instant à un retournement. Sylar, ami, ennemi ? Bennet, ami, ennemi ? Les Pettrelli, ami, ennemis ? Il en va de même pour quasiment tous les personnages de la série. Mais c’est aussi parce que chacun à sa manière, cherche à changer le monde (make a difference, sic).

L’utilisation des pouvoirs est parfaite, les personnages principaux sont assez creusés (Sylar et Peter quand même, c’est du fantasme pur !) et on a sa dose de rebondissements. Que demander de plus ? Que ça ne s’arrête pas ?

Les 3 royaumes (2009)

3-royaumes

De John Woo.

Le pitch : un petit royaume chinois (je précise pas les noms car c’est pas pour nous, occidentaux) lutte contre le royaume du premier ministre, qui veut ensuite renverser l’empereur. Le second tente de s’allier avec un seigneur en disgrâce au sud. Les deux coqs parviendront t’ils à vaincre les forces monstrueuses du conquérant ?

L’avis : pour ceux qui connaissent la trilogie de l’Empire de Raymond E. Feist, ce film y ressemble beaucoup. Ce roman montre que c’est l’utilisation de l’intelligence, de l’art de la guerre, de la subtilité et parfois de la chance qui permet de vaincre des forces qui nous dépassent. Les 3 royaumes repose sur un scénario de ce genre, et c’est ce qui fait la saveur de ce film. Ajoutez à cela son image impeccable (il faut voir ces flottes de joncques de guerre, voguer paisiblement dans le lagon parmis les brumes légères…), et la musique qui participe pour beaucoup à cette réussite, entre la musique de fond et la musique à thème pure.

John Woo deviendrai t’il bon ? On sent un réel désir d’en faire un grand film, ou du moins un grand moment. Aux scènes de guerre alternent les scènes de paix et de calme ; et point de combats à 10mètres dans le ciel comme Tigre et Dragon, tout est plus réaliste ici (enfin ça reste un film avec des héros invincibles, même si à la fin Bruce Willis il meurt). Et ça fait plaisir de voir que le genre n’est pas enfermé.

Il semble que le film ai été raccourci en France bien qu’il dure déjà 2h25 chez nous, temps qui ne nous a pas paru long. Ces amputations laissent quelques scènes intéressantes qui traduisent assez bien l’esprit et la culture chinoise, et si parfois on confond un peu les personnages, l’ensemble marche très bien.

PS : ne pas trop prendre les critiques ciné au sérieux, le cinéma a un effet euphorisant traître, wait for DVD

De Ronald D. Moore

avec Edward James Olmos, James Callis et plein d’autres inconnus :)

Les hommes ont créés les Cylons, une nouvelle race de machines vivantes. Une guerre a éclatée entre eux, s’achevant par l’exil des Cylons et une trève fragile. Mais leur retour est inévitable…

La série prend lieu après la destruction des flottes principales humaines, et que seul le Battlestar Galactica, de par sa vieillesse, était protégé du virus informatique Cylon (un téléfilm couvre ce qui se passe lors de l’attaque Cylon).

Cette série brille par son côté épique, ceux qui auront adorés l’attaque de l’étoile noire dans Star Wars 4 seront ravis, tant BattleStar Galactica nous gâte de batailles spectaculaires.

Au delà du spectacle, on retrouve une dizaine de personnages principaux vraiment intéressants, partagés entre guéguerres internes, enjeux importants et questions en suspens. En effet les personnages sont tout aussi perdus que nous, et attendent de découvrir la « vérité » sur leur périple dans l’espace. Sont t’ils guidés par Dieu ? Leurs actes s’inscrivent t’ils dans un plan Céleste ? Qui sont leur véritables énemis ?

Car battleStar Galactica sait garder son mystère, le scénario extrêmement bien conçu ne se dévoilant que par morceau, créant malgré tout à chaque épisode de sérieux remous. Un scénario qui s’attache à des thèmes qu’on retrouve peu souvent au cinéma : la religion, le destin, la loyauté, la vérité, le mal et le bien, pour ne citer que les plus évidents. Ce sont ces deux aspects combinés qui en font une série Atypique et détonante ! Enfin, la musique est vraiment pas mal, toute orchestrale.

Note : 8/10

On l’a essayé pour vous, c’est de la merde.

L’histoire : un plagiat honteux de Total Recall. Les combats : bien nuls, aucun style. La technique : pas un seul décors ne fait vrai (mais des décors bien pompés sur Blade Runner & Co), la réalisation est un modèle de chose à ne pas faire

Bref on a bien aimé la pizza mais pas le film

Note : 3/10

Starship Troopers (1997)

De Paul Verhoeven, avec Casper van Dien

Dans une société futuriste très patriotique, une bande d’étudiants se séparent quand les Arachnides attaquent les colonies spatiales humaines : Johnny Rico s’engage dans l’infanterie mobile tandis que sa petite amie part pour devenir pilote.

Starship Troopers brille de mille feux dans l’univers des films de science fiction. D’abord, parce que qui dit science fiction dit effets spéciaux, ici très réussis dans l’ensemble. Ensuite, parce qu’il ne s’arrête pas à ce genre, et enchaîne les références à des scènes cultes du Cinéma. Les acteurs sont parfaitement dirigés, le résultat est que leur jeu dynamise totalement le film. Les cascades sont impressionnantes et la guerre avec les Arachnides tout ce qu’il y a de plus gore. Enfin, la musique de Basil Pouledoris, est vraiment réussie, mêlant musiques épiques/SF et musiques festives modernes.

Au delà d’un excellent film d’action, Starship Troopers se lit également comme une description d’une société de conquête à son apogée, ou ses héros sont à la fois glorifiés, mais au sein d’un système militaire qui frappe avant de réfléchir, qui sacrifie ses hommes, et de la soit disant « civilisation », qui face à un ennemi se révèle barbare elle aussi.

Note : le film repose sur le roman de Robert Heinlein, « Etoiles Garde à vous ! » (Titre français), qui ne traite pas de cette guerre contre les insectes, mais décrit cette société particulière et son armée.

9/10

Conan le Destructeur (1984)

De Richard Fleischer, avec Arnold

Ahh, voila un film qu’il est marrant. Conan erre toujours, sans goût à la vie après avoir perdu sa copine. Mais la reine de je ne sais quel royaume lui offre de la ressusciter si il l’aide à récupérer un joyau magique.

Ce film là, ressemble parfaitement à une partie de jeux de rôle, comme on en voit dans les livres. Entre les personnages super-clichés, les répliques pas très fines et bien senties, on se demande si le film à une âme particulière. Et bien oui ! Car au delà d’un kitsch rigolo, un bonne partie des décors sont franchement réussis, la musique pompe allègrement sur celle du premier Conan (qui était géniale, pour rappel), et certains passages sont vraiment épiques.

Mais ces passages sont un peu trop isolés pour en faire une réussite : Conan le destructeur est un vrai film à pizza, voir même une daube. Même si c’est dommage de n’en retenir que cela

3/10