Tag Archive: Drôle

Les beaux gosses (2009)

De Riad Sattouf, avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Tremolières

Le pitch : deux ados un peu marginaux et leurs poussée d’hormone au lycée devant ces jeunes filles

L’avis : un film que vous devez voir. Pourquoi ?

- un bon reflet de la vie d’ado (sans en rajouter)
- sans le ridicule des acteurs de l’esquive
- des répliques et scènes beaucoup plus drôles, de l’inventivité
- un scénario qui rebondit et surprend
- un contrepied aux films habituels trop bien pensants
- une musique qui tue

99 Francs

De Jean Kounen
Avec Jean Dujardin

le Pitch : Phrase introductrice du film : « L’homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Je suis publicitaire. Je suis de ceux qui vous font rêver des choses que vous n’aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais moches, bonheur parfait retouché sur Photoshop. Vous croyez que j’embellis le monde ? Perdu. Je le bousille. Tout est provisoire. »

L’avis FilmAware : 99 m’a surpris là où je ne l’attendais pas ! En fait, il s’agit d’une sorte de mix entre le côté révolutionnaire de Fight Club, la sublimation d’un retour à la terre et la désillution de nos rêves que l’on trouve dans La Plage, et les grands moments de défonce sous acides de Las Vegas Parano. Jean Dujardin est excellent, et surtout apporte cette ambiance détendue qui dédramatise le sujet du film. Et heureusement, car Jan Kounen jongle entre le drame et la comédie, le sujet du film étant très sombre à la base.

Sommes nous envahis par la publicité ? C’est ce qu’on nous démontre, en retournant ce média contre lui même : 99F est vraimen bien filmé, ponctués de scènes filmées comme des clip de mode, musiques, slogans, on a le droit à la totale pour chambouler notre esprit. La publicité qui utilise les sétéotypes pour passer dans notre subconscient, la publicité qui utilise l’art pour faire aimer un produit, car c’est la plate réalité économique : il faut écouler ce stock de 12 000 tonnes de yaourt. Ainsi la publicité n’est qu’un moyen au profit de l’art ou du commerce : lors du finale, c’est le détournement de la publicité qui permet de triompher de l’ogre économique…

Finalement, 99 Francs a l’effet d’une piqure de rappel bien pensée, au cas où on se serait tout doucettement mis à ronronner au fil des années canapé. Jusqu’où vont nos responsabilités dans nos vies si bien menées ? (bon et sur cette magnifique question je m’en retourne manger des chips :p)

Le mec le plus drôle du film : « Président, vous avez reçu mon mail de confirmation ? » :D

De Jason Reitman, avec Aaeron Eckhart et Katie Holmes

Nick Naylor est un lobbyiste : il défend Big Tobbaco contre les vagues de campagnes anti-tabac. Beau parleur, séducteur et grand orateur, son jeune fils le prend pour modèle, lui révélant à quel point il est devenu bon.

Avec ce parfait anti-héros, on a au final un film très agréable, qui tape dans le tas avec humour sur les lobby, les industries néfastes et la manipulation de masse des informations. Quelle désinvolture ! Quelle audace que celle du héros ! On applaudie avec joie.

8/10

Last Action Hero (1993)

De John McTiernan, avec Arnold Schwarzenegger et celui qui a tué mozart

Danny Madigan, un garçon passionné par le héros de film d’action Jack Slater, sèches les cours pour voir son nouveau film. A cause d’un ticket magique, il se retrouve transporté dans le monde du film aux côtés de son héros.

Last Action Hero casse la baraque. A la fois véritable hommage et parodie du film d’action, il en respecte tous les codes tout en s’amusant avec. A voir pour toute la famille sans aucune modération.

L’humour est omniprésent, l’ambiance californienne (hard rock et filles de rêve). Les répliques s’enchaînent et de multiples scènes sont devenues cultes.

Faussement anodin et superficiel, Last Action Hero fuse de tous côtés, en balles, bonds, poings et en bons mots.

Rise & Krill

9/10

Amadeus (1984)

De Milos Forman, avec Tom Hulce et F. Murray Abraham

La vie de Mozart est vue à travers Antonio Salieri, un compositeur reconnu. Admirateur, mais jaloux de cet homme, Salieri tente de le chasser et fini par l’assassiner.

Ce film déforme la réalité historique. La rivalité entre Mozart et Salieri n’existait même pas. Aucun réalisateur n’a jamais monter Mozart ainsi. Il est arrogant, grossier, prétentieux. Son caractère ne colle vraiment pas avec son génie. Mais, il mérite ses oscars. Tom Hulce, acteur méconnu mais talentueux, au rire mémorable est hilarant. Les décors réalistes et soignés. Une fiction où chaque élément est en harmonie avec les autres.

Rien sur Robert (1999)

De Pascal Bonitzer, avec Fabrice Luchini & Valentina Cervi

Didier, un intellectuel a écrit un article sur un film qu’il n’a pas vu et il en perd son public. Juliette, sa copine, le trompe avec d’autres hommes ouvertement, tout en assurant n’aimer que lui. Pour finir, il rencontre Aurélie, une jeune femme très mystérieuse qui se comporte bizarrement avec lui…

Si vous ne l’avez pas apprécié, regardez-le à nouveau après avoir lu cet article, vous le verrez d’un oeil neuf. Les qualités de ce film sont : d’abord un scénario qui fait sortir de son confort le héros, si intellectuel. Les personnages qu’il rencontre sont autant d’occasion de le méler à des moments troublants de sa vie, et de secouer ses idées. Ensuite, les acteurs : si Luchini y est magistral (et certaines de ses répliques sont jouissives à entendre !), les autres ne sont pas à la peine non plus. Il faut dire qu’il y a tout une tripotée d’acteurs imposants (Edouart Baer, Michel Piccoli, sandrine Kiberlain…). Chacun de leur personnage incarne une façon de voir le monde, l’imposant tour à tour à Didier

Didier, le héros, reste accroché à Juliette, qui tout en lui assurant l’aimer, le trompe avec d’autres hommes sous son nez. Mais la distance qu’il conserve avec Aurélie (il la vouvoie encore après avoir couché avec elle !) renforce l’attraction qu’il exercait déjà sur elle… une formidable démonstration des lois de l’attraction

Au niveau technique, voila un film français très agréable, à la réalisation sobre et efficace. Mention spéciale pour les couleurs, bien rendues, souvent pastel. Les musiques sont assez rares et de choix.

PS : Valentina Cervi est vraiment à croquer

9/10

Daria (1997)

dariaDaria, dessin animé produit par MTV, 5 saisons et 2 téléfilms.

Si je présente ici Daria, c’est parce que c’est le seul dessin animé que je citerai comme étant à voir. Daria Morgendorfer est une lycéenne asociale mais supérieurement intelligente qui n’a que Jane, une artiste destroy, comme amie. Elle porte un regard caustique sur le monde qui l’entoure, à commencer par sa soeur Queen, membre du club de mode et d’apparence superficielle.

D’un style graphique assez original, la série a su convaincre par son humour corrosif, ses répliques acerbes et finalement sa juste représentation d’un monde imparfait : la mère carriériste, le père immature, la soeur fashion-addict, les autres élèves, les profs, etc. Chaque personnage dans la série revient régulièrement et présentent chacun une tare de ce monde.

10/10