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Sherlock Holmes

L’équipe : réalisé par Guy Ritchie avec Robert Downey Jr, Jude Law, Rachel McAdams.

L’histoire : Lord Blackwood est un criminel qui prétend manipuler la magie noire. Alors qu’il accompli un rite supposé aboutir à la mort d’une femme, étant sa cinquième victime, il est interrompu pour le célèbre détective Sherlock Holmes et son fidèle comparse le Dr. Watson, et arrêté par le commissaire Lestrade. Trois mois plus tard il est condamné à mort et pendu. Cependant il semblerait qu’il soit revenu d’entre les morts afin d’accomplir le but qu’il s’était fixé.

L’avis : Le réalisateur redonne vie au personnage original de Sir Arthur Conan Doyle. Loin du personnage auquel nous ont habitués les précédents films. Sherlock Holmes ne porte plus son célèbre béret et ne lance plus à tout bout de champs « Élémentaire mon cher Watson », ces deux points étant totalement absent des romans originaux. Cette fois, Holmes se salit les mains. Combats à mains nues, courses poursuites, tout est bon pour résoudre l’énigme. Robert Downey Jr. et Jude Law incarnent leurs rôles respectif à la perfection. Seul le dénouement final lèvera le voile sur l’intrigue, où Sherlock élucide tous les mystères. (c’est quand même pas n’importe qui notre petit détective).

On pouvait avoir peur, à cause des précédentes réalisations, d’avoir une fois de plus une intrigue qui avance à deux à l’heure, un personnage lent à en prendre la poussière et des pseudo-mystères , et c’est finalement une véritable surprise de voir que le personnage à prit un coup de jeune et se rapproche de l’histoire d’origine. (dans les romans Sherlock Holmes pratique la boxe et un art martial japonais, loin de l’image qu’on lui donne classiquement).

De Eric Rohmer, avec Fabrice Luchini, Arielle Dombasles, André Dussolier, et d’autres

Le pitch : Perceval, éduqué dans l’ignorance, découvre malgré tout la vie des Chevaliers. Il rejoint Arthur et part en quète du Graal

L’avis : L’oeuvre de Chrétien de Troyes revisitée en vers octosyllabes. Voir un film récité en vers n’est pas de tout repos, il faudra s’accrocher malgré les petites baisses de rythmes et une fin un peu étrangement traitée. Heureusement, l’accompagnement musical est des plus agréable, même si les chants font un peu amateur par moments !

Côté visuel, je l’ai trouvé enchanteur, avec ses décors carton-pâte simplistes mais aux couleurs chatoyantes. L’idée est bonne d’autant plus qu’on regarde davantage le personnage que les frises sur le mur…résultat Perceval ressemble plus à une pièce de théatre qu’à un film. Heureusement que les acteurs principaux font des merveilles, même si d’autres ont du mal à déclamer leur texte sans avoir l’air rigides/absents.

Walkyrie (2009)

De Bryan Singer, avec Tom Cruise et aussi Tom Cruise

Le pitch : Blessé de guerre, le colonel Staufeneberg veut mettre un terme au conflit en se joignant au complot contre Hitler.

L’avis : Bryan Singer a le mérite dans ce film, de maintenir une tension, une inquiétude quand au complot qui dure jusqu’à la fin alors que nous connaissons tous la fin de l’histoire. Histoire plus ou moins adaptée pour le film bien sûr, mais rien de grave. Et c’est la force de ce film, d’être crédible, efficace, dynamique. Tout n’y est pas parfait mais vous pouvez foncer dessus

inglorious basterdsDe Quentin Tarantino, avec Brad Pitt, Christoph Waltz, Diane Kruger, Mélanie Laurent

Le pitch : 2nde guerre mondiale. Une escouade de choc est envoyée derrière les lignes allemandes pour y tuer un maximum de nazis.

L’avis :

Extrait :

- Il nous faut trois personnes pour parler Italien. Moi je je suis celui qui le parles le mieux. Ensuite il y a Danny, il fera le cameraman. Et omar c’est le 3ème meilleur, il fera l’assistant de danny !
- mais je cause pas italien !
- ouais c’est ce que je dis, t’es le troisième meilleur ! Il suffit que tu fermes ta gueule. Je serai toi je commencerai tout de suite.

C’est avec ce genre de dialogues, si propres à Tarantino, que ce film se savoure. Et quand chaque personnage est travaillé comme jamais, ça nous donne ce « magnifique » capitaine SS, une Diane Kruger plus vraie qu’actrice. Brad Pitt force un peu son numéro de cirque mais ça reste mangeable, tandis que Mélanie Laurent reste…Mélanie Laurent, et passe à côté de son métier d’actrice. C’est aussi dans les seconds rôles qu’il faut chercher les beaux rôles où il n’y a rien à reprocher au jeu des acteurs ; Tarantino s’est même amusé à « soigner » les personnages d’Hitler et de Goebbels par des mimiques récurrentes.

Le scénario qui semble basique est sauvé par le dynamisme narratif (ça fait pompeux comme phrase hmm ?). Et contrairement à n’importe quel Blockbuster, il n’y a aucune pitié pour les héros, ceux qui doivent mourir vont… mourir, et puis c’est tout ! C’est donc un film à mi-chemin entre le grandiloquent de Pulp Fiction et la boucherie gratuite de Kill Bill.

A tous points de vue un film pop-corn excellent. Attention à ne pas mélanger réalité et cinéma parce qu’il mêle allègrement violence, humour et discussions philosophique. De là à envisager la violence avec humour il n’y a qu’un pas qu’on ne franchira pas !

- Sergent Hugo Stiglitz ? Lieutenant Aldo Raine. Eux c’est les bâtards. On voulait vous dire qu’on est tous très fan de votre boulot. Comme liquidateur de nazis.
- rhhhha (un nazi agonise)
- PAMM (plus de nazi qui agonise)
- je trouve que vous avez beaucoup de talents. Je me flatte d’avoir beaucoup de flair pour ce genre de talents.

Apocalypto (2007)

De Mel Gibson, avec Rudy Youngblood

Patte de Jaguar, fils du chef de son village, vit tranquillement avec sa femme et les autres chasseurs. Mais les soldats mayas viennent les piller. Il cache sa femme et son fils dans un trou mais se fait capturer, et est emmené pour être sacrifié aux Dieux. Mais il doit sauver sa famille…
Apocalypto est un film sans détours, brut. Le travail graphique et la reconstitution de la civilisation maya est impressionnant, très fort en couleurs. Les acteurs ne sont pas connus ce qui ajoute au plaisir de découvrir un film. L’autre atout d’Apocalypto, ce sont certaines scènes au style animal, proches de la transe, cohérentes avec l’univers du film et assez réussies.

Sans s’y attarder plus que de rigueur, les rapports humains sont bien traités, et sont d’autant plus évidents du fait de nos différences de civilisations modernes/maya. C’est un bon point, et fait le parallèle avec notre époque. Le personnage, confronté à la violence, ne peut que faire le sombre parallèle entre sa conduite, dominatrice – mais civilisée  – avec ses congénères, et celle des pillards. Cela va le pousser à rechercher le bonheur plutôt qu’à rechercher une force sociale au détriment des autres.

A partir de la traque dans la jungle, l’histoire devient un peu trop irréaliste. Certains détails gênants font qu’Apocalypto n’est pas un chef d’œuvre, mais un film d’action magnifié et inspiré, dans la lignée de Gladiator. Et c’est déjà pas mal.

7/10

Le vent se lève (2006)

De Ken Loach, avec Cillian Murphy

En 1920, alors qu’en Irlande partout des groupes de résistants se forment pour l’indépendance, deux frères se plongent eux aussi dans cette guerre civile.

La reconstitution est bluffante, sans tape à l’œil, sans grand spectacle. Et certaines scènes sont d’autant plus marquantes qu’elles sont crédibles.

Cependant, bien que le film soit engagé, Ken Loach aime être neutre, nous laissant juger seuls la situation. Même sur un sujet aussi tendu que celui de la guerre civile

Il ne cherche même pas à faire apprécier ses personnages, eux aussi sont secondaire devant le contexte historique. On appréciera ou non, le film montre que chaque homme change à cause la guerre passant de l’agneau au lion. Un film qui isole, qui détache le spectateur des personnages, c’est peu commun.

Note : Le titre original du film, The Wind that shakes the barley (« le vent qui secoue l’orge ») est à l’origine celui d’une chanson traditionnelle irlandaise du XIXe siècle, dont les paroles ont été écrites par Robert Dwyer Joyce.

Amadeus (1984)

De Milos Forman, avec Tom Hulce et F. Murray Abraham

La vie de Mozart est vue à travers Antonio Salieri, un compositeur reconnu. Admirateur, mais jaloux de cet homme, Salieri tente de le chasser et fini par l’assassiner.

Ce film déforme la réalité historique. La rivalité entre Mozart et Salieri n’existait même pas. Aucun réalisateur n’a jamais monter Mozart ainsi. Il est arrogant, grossier, prétentieux. Son caractère ne colle vraiment pas avec son génie. Mais, il mérite ses oscars. Tom Hulce, acteur méconnu mais talentueux, au rire mémorable est hilarant. Les décors réalistes et soignés. Une fiction où chaque élément est en harmonie avec les autres.

Gloomy Sunday (1999)

Titre original : Ein Lied von Liebe und Tod

de Rolf Schübel, avec Erica Marozán, Joachim Król, Stefano Dionisi, Ben Becker

Une femme, partagée entre trois hommes, une chanson avec une magie dangereuse, en un temps meurtrier. Ilona mène avec son amant Szabó un restaurant à Budapest. Quand, ils engage un pianiste celui-ci tombe aussi amoureux de la belle Ilona. Il écrit pour elle Gloomy Sunday et gagne ainsi la moitié de son cœur. Il se développe une relation exceptionnelle, dans laquelle tous trouvent plus ou moins son bonheur. Jusqu’à que Hans,un ancien habitué, qui avait aussi succombé au charme d’Ilona apparaît. Il revient en SS-Officier et est un des hommes les plus puissants de Budapest.
A travers un mélange de sérieux, de légèreté, ce film paraît triste, drôle et amer en même temps.
C’est un film allemand, pas traduit en francais, ni en anglais je pense, et difficile d’accès puisque même sur internet on y tombe pas dessus du premier coup.

Note : La chanson Glommy Sunday existe vraiment. Elle a été composé par Resnó Seress, un artisle hongrois, en mémoire des morts aimés du compositeur. Ce morceau très mélancolique est devenu légendaire. Notament, parce qu’il a été interdit dans al plupart les établissements hongrois qui craignaient de voir leurs clients de sucider. Il se surnomme aussi « Le morceau interdit de Budapest » ou « Le morceau sucidaire hongrois ». L’ironie du sort veut que Seress se soit sucider.