Tag Archive: Horreur

Shutter Island (2010)

Attention : ne pas lire la critique avant de voir le film…ça vous gacherait peut être le plaisir de la découverte.

De Martin Scorcese, avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Emily Mortimer

Le pitch : Le Marshall Teddy Daniels est envoyé à l’asile psychiatrique de Shutter Island, ou sont isolés des patients soignés selon des méthodes alternatives, pour enquêter sur la disparition d’une femme.

L’avis : Shutter Island est de ces films à double tranchant, la première partie du film posant les bases d’un scénario solide, entre polard et thriller. La seconde partie ne fait que détruire la première, recréant une nouvelle réalité, renversant l’originelle, perdant le spectateur à la recherche de repères. Les doubles lectures sont multiples dans un scénario qui foisonne de détails et d’interprétations possibles.

Ajoutez à cela un rythme et une puissance aussi bien visuelle que sonore rarement vue chez Scorcese (qui préférait le solennel ou la violence brute), une direction d’acteurs correcte, une revisite des traumatismes de guerre, ce film a tout pour vous secouer. Sans être novateur en terme de cinéma, Scorcese se contente de reprendre avec maestria des codes déjà bien connus du public, distillant peur, dégout, ou impatience. Que le scénario nous plaise ou nom au final, là n’est pas la question ; Shutter Island vous a t’il surpris ?

Esther (orphan) – 2009

Esther (Orphan) De Jaume Collet-Serra, avec Isabelle Fuhrman, Vera Farmiga, Peter Sarsgaard

Le pitch : Kate et John Coleman ont perdu une fille après une fausse couche. Optant pour l’adoption, ils rencontrent dans un foyer Esther, dont le charisme et la personnalité va les charmer. Mais plusieurs évènements bizarres vont se produire…

L’avis : Esther est un personnage plutôt remarquable. Contrairement à la plupart des films du genre elle ne se contente pas d’être une jeune fille torturée, elle fait aussi preuve de génie et de machiavélisme. La joie laisse peu à peu la place à  l’inquiétude, puis à la paranoïa et enfin à la peur. Le personnage est complexe et le mobile est loin d’être banal ce qui implique un twist final des plus impressionnant et imprévisible.

Esther joue avec les gens, avec leurs sentiments et leur psychologie pour arriver à ses fins. Bien que l’histoire laisse croire que le dessin d’Esther est simple on découvre petit à petit qu’il se révèle en réalité bien plus compliqué.

Le réalisateur utilise les artifices habituels du genre pour nous détourner du vrai déroulement et nous surprendre de plus belle en faisant monter la tension tout au long du film.

Esther (Orphan)

Hostel (2006)

Trois jeunes partent en Europe à la recherches de rencontres faciles et de déconne. Conseillés par un autre jeune, ils partent pour la Slovaquie. Là, ils obtiennent ce qu’ils veulent mais il se passe des choses…étranges.

Hostel n’est pas un film effrayant, c’est un film dont vous sortirez mal à l’aise, secoué. La faute à une réalisation impeccable, qui s’attarde sur chaque moment, qu’il s’agisse de l’introduction (qui est par ailleurs réaliste, et nous épargne les clichés des films teenagers), ou des scènes de tortures, brillamment filmées. Je le déconseille aux âmes sensibles.

Ensuite le film se distingue par son aspect graphique. Que ce soit Amsterdam, l’auberge de Bratislava ou encore les cellules, tout est maîtrisé et la caméra patiente d’Eli Roth en fait profiter le spectateur. Les scènes gores sont assez réalistes (en général), et les musiques d’ambiance, orchestrales, sont bien supérieures à ce qui se fait habituellement dans le genre. Aucun thème mélodieux, mais rempli parfaitement son rôle

Pour finir, Hostel comporte une vraie réflexion sur les dérives de l’exploitation de l’homme par l’homme. La morale est tacite, jamais énoncée, mais visible aux tribulations des héros

8/10