De Jean Kounen
Avec Jean Dujardin
le Pitch : Phrase introductrice du film : « L’homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Je suis publicitaire. Je suis de ceux qui vous font rêver des choses que vous n’aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais moches, bonheur parfait retouché sur Photoshop. Vous croyez que j’embellis le monde ? Perdu. Je le bousille. Tout est provisoire. »
L’avis FilmAware : 99 m’a surpris là où je ne l’attendais pas ! En fait, il s’agit d’une sorte de mix entre le côté révolutionnaire de Fight Club, la sublimation d’un retour à la terre et la désillution de nos rêves que l’on trouve dans La Plage, et les grands moments de défonce sous acides de Las Vegas Parano. Jean Dujardin est excellent, et surtout apporte cette ambiance détendue qui dédramatise le sujet du film. Et heureusement, car Jan Kounen jongle entre le drame et la comédie, le sujet du film étant très sombre à la base.
Sommes nous envahis par la publicité ? C’est ce qu’on nous démontre, en retournant ce média contre lui même : 99F est vraimen bien filmé, ponctués de scènes filmées comme des clip de mode, musiques, slogans, on a le droit à la totale pour chambouler notre esprit. La publicité qui utilise les sétéotypes pour passer dans notre subconscient, la publicité qui utilise l’art pour faire aimer un produit, car c’est la plate réalité économique : il faut écouler ce stock de 12 000 tonnes de yaourt. Ainsi la publicité n’est qu’un moyen au profit de l’art ou du commerce : lors du finale, c’est le détournement de la publicité qui permet de triompher de l’ogre économique…
Finalement, 99 Francs a l’effet d’une piqure de rappel bien pensée, au cas où on se serait tout doucettement mis à ronronner au fil des années canapé. Jusqu’où vont nos responsabilités dans nos vies si bien menées ? (bon et sur cette magnifique question je m’en retourne manger des chips :p)
Le mec le plus drôle du film : « Président, vous avez reçu mon mail de confirmation ? »