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Inception (2010)

De : Christopher Nolan

Avec : Leonardo DiCaprio, Ellen Page, Cillian Murphy

Le pitch : Dom Cobb est un traqueur de rêve. Il s’insinue dans l’esprit des gens pour en dérober les secrets les mieux enfouis.

L’avis : C’est simple, Inception est une boucherie. S’il n’est pas le film absolument-parfait-philosophique-tout-ça oh oui, il claque fort les pauvres petits spectateurs terrés dans leurs fauteuils de velour rouge.

Outre des scènes aux effets spéciaux magistraux (les combats dans le couloirs, les villes fantomes, etc.), Inception se caractérise par une image très propre, associée à un style gentlemen old-school cher à Nolan. Le tout est mis en valeur, modernisé par une réalisation plus que dynamique, calée au millimètre, qui ne laisse pas le temps de souffler. Ce, pendant plus de 2h.

Le scénario retrouvant les plus purs canons de la SF moderne (détournement psychologiques et de la réalité) que sont Matrix, le récent Shutter Island et autres, retrouve les plus purs canons de la SF, est à mi-chemin entre Matrix (pour la réalité crée, à volonté) et Shutter Island* (la perte de réalité). Bien que vertigineux, le scénario ne perd pas pour autant ses spectateurs. Les mains cramponnées aux accoudoirs, leurs yeux grands ouverts tentent tant bien que mal de percer à jour le film avant l’heure.

*D’ailleurs, un mot pour DiCaprio qui réalise un beau doublé cinématographique. S’il assume correctement son rôle, ce sont plus les seconds rôles qui se taillent la part du lion (Joseph Gordon-Levitt, Tom Hardy). Le doublage français n’est pas terrible (Ken Watanabe, DiCaprio sont à oublier), heureusement cela concerne surtout les premières minutes du film.

De Ron Howard, avec Tom Hanks, Ewan Mc Gregor, Ayelet Zurer (c’est une femme…)

Le pitch : Le Pape vient de mourir, et Robert Langdon reprend du service : le Vatican l’appelle à l’aide car 4 cardinaux parmis les plus côtés viennent de se faire enlever.

L’avis : Da Vinci Code n’était pas vraiment mauvais, il n’étais pas non plus bon. Anges et démons, surpasse son ainé, en imposant une enquête très linéaire mais à un rythme effréné dans un décors majestueux : Rome. Courant de cathédrales en palais, la caméra de Ron Howard et la musique d’Hans Zimmer, font un petit miracle et  assurent un excellent thriller de divertissement.

Starship Troopers (1997)

De Paul Verhoeven, avec Casper van Dien

Dans une société futuriste très patriotique, une bande d’étudiants se séparent quand les Arachnides attaquent les colonies spatiales humaines : Johnny Rico s’engage dans l’infanterie mobile tandis que sa petite amie part pour devenir pilote.

Starship Troopers brille de mille feux dans l’univers des films de science fiction. D’abord, parce que qui dit science fiction dit effets spéciaux, ici très réussis dans l’ensemble. Ensuite, parce qu’il ne s’arrête pas à ce genre, et enchaîne les références à des scènes cultes du Cinéma. Les acteurs sont parfaitement dirigés, le résultat est que leur jeu dynamise totalement le film. Les cascades sont impressionnantes et la guerre avec les Arachnides tout ce qu’il y a de plus gore. Enfin, la musique de Basil Pouledoris, est vraiment réussie, mêlant musiques épiques/SF et musiques festives modernes.

Au delà d’un excellent film d’action, Starship Troopers se lit également comme une description d’une société de conquête à son apogée, ou ses héros sont à la fois glorifiés, mais au sein d’un système militaire qui frappe avant de réfléchir, qui sacrifie ses hommes, et de la soit disant « civilisation », qui face à un ennemi se révèle barbare elle aussi.

Note : le film repose sur le roman de Robert Heinlein, « Etoiles Garde à vous ! » (Titre français), qui ne traite pas de cette guerre contre les insectes, mais décrit cette société particulière et son armée.

9/10

Conan le Destructeur (1984)

De Richard Fleischer, avec Arnold

Ahh, voila un film qu’il est marrant. Conan erre toujours, sans goût à la vie après avoir perdu sa copine. Mais la reine de je ne sais quel royaume lui offre de la ressusciter si il l’aide à récupérer un joyau magique.

Ce film là, ressemble parfaitement à une partie de jeux de rôle, comme on en voit dans les livres. Entre les personnages super-clichés, les répliques pas très fines et bien senties, on se demande si le film à une âme particulière. Et bien oui ! Car au delà d’un kitsch rigolo, un bonne partie des décors sont franchement réussis, la musique pompe allègrement sur celle du premier Conan (qui était géniale, pour rappel), et certains passages sont vraiment épiques.

Mais ces passages sont un peu trop isolés pour en faire une réussite : Conan le destructeur est un vrai film à pizza, voir même une daube. Même si c’est dommage de n’en retenir que cela

3/10

La Ligne Rouge (1999)

De Terrence Malick, avec Jim Caviezel, Sean Penn, Nick Nolte, John Travolta et pas mal d’autres guest-stars

A Guadalcanal dans le Pacifique, les américains tentent de reprendre les îles des mains des japonais. Le soldat Witt, découvre un autre monde, tout en devant lui faire la guerre.

La Ligne Rouge est le film clé de Terrence Malick, alliant la poésie et l’humanisme. Poésie des textes et des décors ; et humanisme des personnages, que la guerre force à trouver un sens à la vie. Et il n’y a au final aucun mauvais homme, seulement différentes personnalités, différentes visions du monde.

Certains passages sont trop longs, mais il n’y a pas de déchets. Le casting est de choix, mension spéciale à Nick Nolte, phénoménal en colonel militariste, à Jim Caviezel, parfait soldat spirituel, et à Sean Penn, en cynique.

Mais il s’agit bien d’un film de guerre, et La Ligne Rouge ne manque pas de batailles. Elles présentent un double intérêt : une réalisation dynamique et un décors encore inconnu au cinéma.

Enfin, la musique du film, est une tuerie comme on en entend rarement : un premier cd composé par Hans Zimmer, avec des thèmes profonds et planants ; et le second comporte uniquement les thèmes mélanésiens (les chants des villageois visités par Witt).

9/10

La Plage (2000)

De Danny Boyle, avec Leonardi Di Caprio, Guilaume Canet et Virginie Ledoyen

Le jeune américan Richard part en thailande mais ne trouve pas son bonheur dans les circuits touristiques classiques. Un homme fou, Daffy, lui conte alors l’existence d’une île secrète où réside un village paradisiaque. Richard tente d’emmener avec lui un couple de jeunes français à la recherche de l’île et de sensations fortes.

Génial selon les uns, sans plus selon les autres. C’est LE film qui parle à cette génération, et si on se laisse aller, un charme certain opère, une fougue jeune et emballante transcende l’ensemble et nous traverse ; son énergie est réelle et communicative. Ce film est un rêve éveillé ; il percute ou ravive ce qu’on a tous voulu croire ou faire un jour.

La réalisation est impeccable, si bien qu’on l’oublie au profit de l’image (elle aussi sublime) et d’un scénario qui devient vite barré (mais intelligent). L’état d’esprit est comme ses héros : jeune, un peu foufou et plein d’énergie. Mais attention aux apparences, La Plage ne manque pas de maturité pour autant. Le choix de la bande originale souligne cet état d’esprit un peu cool, un peu planant, à la recherche du bonheur.

Le film réserve un nombre assez énorme de surprises, ne laissant pas de place au train-train ni à l’ennui. Et si les acteurs français s’en tirent bien, c’est Leonardo di Caprio qui est le roi ici, transfiguré, depuis Titanic, par un rôle en béton, entre le jeu d’acteur et la folie.

C’est aussi ça qu’on aime, les films qui prennent des risques tout en cultivant une esthétique et des idéaux…

Rise & Krill

Last Action Hero (1993)

De John McTiernan, avec Arnold Schwarzenegger et celui qui a tué mozart

Danny Madigan, un garçon passionné par le héros de film d’action Jack Slater, sèches les cours pour voir son nouveau film. A cause d’un ticket magique, il se retrouve transporté dans le monde du film aux côtés de son héros.

Last Action Hero casse la baraque. A la fois véritable hommage et parodie du film d’action, il en respecte tous les codes tout en s’amusant avec. A voir pour toute la famille sans aucune modération.

L’humour est omniprésent, l’ambiance californienne (hard rock et filles de rêve). Les répliques s’enchaînent et de multiples scènes sont devenues cultes.

Faussement anodin et superficiel, Last Action Hero fuse de tous côtés, en balles, bonds, poings et en bons mots.

Rise & Krill

9/10

Batman (1989)

Tim Burton, Michael Keaton, Jack Nicholson, Kim Basinger, Danny Elfman et le plus complexe des justiciers sont rassemblés pour faire un des meilleurs films de super-héros.

Les acteurs sont au centre du film, d’un côté Keaton, sombre et silencieux justicier, et de l’autre, le Joker, joué par un Nicholson magistral, qui vole souvent la vedette. On a au final un film complet : à l’action se mêlent les sentiments de Bruce Wayne et de Vicky Vayle (la jolie journaliste amoureuse), devoir et questionnements intérieurs, la folie du Joker, les prises de pouvoir.

Enfin, la musique du film, est parfaitement ancrée dans l’univers décalé de Gotham City : sombre musique orchestrale, très rythmée. Prince y fait un passage très réussi (mais le reste de l’album de prince est à jetter). Merci Mr Elfman. Les décors (oscarisés) recréent avec brio une ambiance tout à fait particulière : celle de Gotham City.

Un regret : l’image qui vieillit moins bien que l’histoire

9/10

Hostel (2006)

Trois jeunes partent en Europe à la recherches de rencontres faciles et de déconne. Conseillés par un autre jeune, ils partent pour la Slovaquie. Là, ils obtiennent ce qu’ils veulent mais il se passe des choses…étranges.

Hostel n’est pas un film effrayant, c’est un film dont vous sortirez mal à l’aise, secoué. La faute à une réalisation impeccable, qui s’attarde sur chaque moment, qu’il s’agisse de l’introduction (qui est par ailleurs réaliste, et nous épargne les clichés des films teenagers), ou des scènes de tortures, brillamment filmées. Je le déconseille aux âmes sensibles.

Ensuite le film se distingue par son aspect graphique. Que ce soit Amsterdam, l’auberge de Bratislava ou encore les cellules, tout est maîtrisé et la caméra patiente d’Eli Roth en fait profiter le spectateur. Les scènes gores sont assez réalistes (en général), et les musiques d’ambiance, orchestrales, sont bien supérieures à ce qui se fait habituellement dans le genre. Aucun thème mélodieux, mais rempli parfaitement son rôle

Pour finir, Hostel comporte une vraie réflexion sur les dérives de l’exploitation de l’homme par l’homme. La morale est tacite, jamais énoncée, mais visible aux tribulations des héros

8/10

Ivanhoe (1952)

De Richard Thorpe, avec Robert Taylor & Elisabeth Taylor

Depuis que Richard Coeur de Lion est disparu, maintenu emprisonné en Autriche, son frère Jean règne sur une Angleterre divisée entre les Normands et les Saxons. Ivanhoé, fidèle de Richard, décide de tout faire pour obtenir la rançon et organiser le retour de son Roi.

L’âge du film se sent dans l’image, mais les acteurs et les dialogues sont assez excellents. Impressionnant pour un film à si gros budget. Le film des problématiques historiques intéressantes, comme la discrimination des juifs, les conflits saxons/normands (vikings).

L’autre part importante du film c’est le spectacle, encore imposant aujourd’hui malgré l’ancienneté. Le tournoi de chevalier, la prise du château et le duel devant Dieu sont, et resteront des moments forts du cinéma. Le film est vraiment épique, sans temps morts, et assez solennel (la qualité des films de l’époque) pour ne pas tomber dans la bouffonnerie.

Les personnages sont bons ou mauvais, mais tous ont un certain prestige, et jamais ne deviennent ridicules. Les scènes passionnelles entre Ivanhoé et les beautés du film, bien que d’une autre époque, sonnent plus juste que dans beaucoup de films actuels.

Ce qui nous gênera à notre époque, ce sont bien sûr les effets spéciaux un peu ridicules lors de l’attaque du château.

9/10